
Lore
Dans cette section, vous aurez accès au lore global du serveur. Vous pourrez ainsi découvrir son contexte principal (le lore général et le lore des espèces), ses différents systèmes qui permettent la vie dans l'espace (comme le système de naissance ou le système juridique) et les informations complémentaires à propos de chaque aspect complétant l'univers d'Origin (les stations spatiales, les grandes enseignes, etc).

Histoire hybride
1. Génome Animalia : l’incident du laboratoire Gamma
2159. Une série de laboratoires avaient été conçus et envoyés en orbite autour des nombreuses exoplanètes que l’O.E.R.S déploya dans la recherche d’une remplaçante potentielle à notre planète natale. Sans surprise, elle fut récompensée d’un échec cuisant… mais pas entièrement. Ces laboratoires restèrent actifs même après l’abandon des recherches, les équipes scientifiques de la Fédération continuèrent d’opérer en secret. Le laboratoire Upsilon, le plus connu du grand public pour ses découvertes majeures, aurait facilement pu éclipser le centre de recherche Gamma.
Le scientifique américain Edward Lorenz s’exprima un jour lors d’une conférence en 1972 avec cette célèbre métaphore de la théorie du chaos : le battement d’aile d’un papillon à un point X peut-il provoquer une tornade à un point Y ? On lui donne aujourd’hui le nom d’effet papillon et cet effet prit un sens conséquent en 2069 lors de ce qu’on dénomma “l’incident du laboratoire Gamma” qui fut acté comme un tournant irréversible de l’évolution.
En cette année prospère, l’O.E.R.S avait réinvesti le centre de recherche orbital Gamma avec pour projet la conception d’un sérum basé sur des génomes conservés de notre ancienne Terre. Les espèces autrefois étaient divisées sous des règnes bien spécifiques. Le plus proche du règne de l’homo sapiens mais également le plus intéressant était la branche animale décrite sous le nom d’animalia. La chercheuse en génétique Marlene Ortega, dernière recrue de l’équipe scientifique du programme, diffusa un jour sa théorie du génome Animalia et de la compatibilité de certaines races avec le développement intra-utérin humain, de la mise à bas et de la croissance bienfaitrice.


Félicitée et crainte par ses collègues, le docteur Ortega continua alors ses recherches en prélevant des ADN bien particuliers : celui des cervidés, des bovidés, des félins, des amphibiens, des canidés et des insectoïdes. Ces échantillons furent d’abord testés dans des salles stériles sur des embryons de singe, puis dans des serres de reconstitution naturelle sur divers mammifères génétiquement modifiés. Mais il manquait encore quelque chose à ce cocktail instable, une branche essentielle du progrès biologique : de l’ADN humain.
Durant le milieu de l’an 2071, la thèse d’Ortega intitulée “Mixtura Homo-Animalia” frappa à grands coups dans l’immense ruche préétablie que représentait l’ensemble des connaissances de base de la science. Pourtant, ces connaissances n’avaient encore jamais été exploitées. Ce n’est que quelques mois suivants l’annonce de sa thèse que la chercheuse en génétique entreprit de mettre en pratique sa théorie et d’injecter les différents génomes de mammifères dans l’organe reproducteur d’humaines volontaires. Leur anonymat fut conservé afin d’éviter les mouvements de protestation à leur encontre.
L’évolution des génomes se voulait sans précédent. Tous les prélèvements d’ADN, que le docteur Ortega corrigea par l'appellation “hybride” telle qu’on la connaît, se comportaient comme on l’espérait et leur intégration en société fut précipitée à tel point qu’ils devinrent rapidement une banalité, greffés à part entière dans la vie de l’Homme et sous l'œil avisé de la Siren Corporation. Ce qu’on ne racontait pas en revanche était le développement externe du génome insectoïde et du génome amphibien. En effet, l’assemblage cellulaire d’un règne qui s’éloignait trop de la structure moléculaire d’un humain cause de nombreux dysfonctionnements physiques et neurologiques qui poussaient les hybrides nés sous ces génomes à agir selon des pulsions primales, trop proches de l’animal.
La station Gamma fut mise en quarantaine et l’O.E.R.S, longtemps après, laissa entendre qu’ils condamnèrent le laboratoire à s’écraser sur le satellite autour duquel ils étaient en orbite. La vérité était toute autre : ils se servirent des abominations du génome insectoïde et du génome amphibien comme cobayes en toute impunité et les envoyèrent sur Terre pour étudier leur comportement, notamment au sein des labyrinthes créés des années plus tard.


2. Hybridophobie : la lutte pour le changement
L’inclusion d’une nouvelle race dans la communauté humaine n’était pas une mince affaire. Bien que l’hybridation soit une forme d’évolution concentrée autour de l’humain, les non-hybrides réticents et intolérants n’y voyaient pas de cet œil. Les 5 premières années après le prix Siren décerné à Marlene Ortega, de nombreux domaines de la vie commune furent bousculés par l’arrivée d'une nouvelle espèce au sein des stations. La justice devait être révisée, les standards du textile, l'usinage, les critères de recrutement, la logistique, le secrétariat… et bien sûr la religion. Dieu aime tous les Hommes, continuera-t-il de les protéger avec des cornes ?
Cette question a été soulevée durant un débat public qui mena à la première révolte anti-hybride, en 2106, par une ligue religieuse extrémiste appelée “Humano de Verdad” ou “Humain pour de vrai” qui revendiquait le bannissement de la race hybride sur des stations à part, loin des humains originels. Des manifestations eurent lieu dès le début de cette année, engendrant de violentes ripostes civiles sur des véhicules de police ainsi que des entreprises qui prônaient l’acceptation des hybrides, dans le seul but de les boycotter.


Logo de la ligue
“Humano de Verdad”


À la tête de cette menaçante rébellion se tenait Jefe Nasser, ex-caporal des forces armées spatiales d’une station pénitentiaire prise d’assaut il y a de cela 25 ans et dont le lourd piratage la fit chavirer jusqu’au coeur d’une planète gazeuse redoutablement tempétueuse. Lors de cette attaque, le caporal Nasser et quelques-uns de ses acolytes d’armes s’en sortirent grâce aux capsules de secours projetées en direction de la mégastropole la plus proche. Après avoir passé des semaines à flotter dans le vide, ils sont récupérés par des vaisseaux de la Fédération et ramenés à bon port. Un de ses hommes avait perdu la vie pendant le voyage et Nasser ne se le pardonnait pas. Il s’avérait que les auteurs du crime de la station pénitentiaire Thêta étaient des hybrides en quête de vengeance sur des détenus responsables d’hybricides (meurtres hybrides). Il semblait donc légitime de leur rendre la monnaie de leur pièce pour Nasser qui, une fois son esprit maculé par la rancœur, monta sa propre ligue contre les hybrides.
Les hybrides des classes ouvrières et les rebuts hybridés souffraient énormément des causes de cette haine servie sur un plateau aux enfants humains des classes bourgeoises. Certains spots publicitaires mettaient en avant, via une propagande indigeste, la supériorité de l’Homme face à l’hybride et de rares émissions de radio clandestines débattaient sur l’existence erronée des hybrides et de la parole des anciens évangiles auxquels très peu de citoyens croyaient encore. Des groupes de lutte face à l’oppression hybridophobe étaient mis en place, dont le plus connu “Hybrid Unity” ou “Unité Hybride” créé en 2117 par la fille du docteur Ortega, Senna Ortega. Afin de contrecarrer les actes vicieux des protestataires, Hybrid Unity mit en place des œuvres de charités, du bénévolat dans les hôpitaux et dans les stations Voyager ainsi que de nombreuses affiches valorisantes pour la place de l’hybride en société.

Lors d’une allocution de la dirigeante de la Fédération, Olympe Siren, en 2158, des promesses d’un renouveau et d’une sécurisation de l’espèce toute entière avaient été évoquées avec de nombreuses paroles inclusives envers les hybrides qui ont beaucoup déplu aux plus actifs des opposants à l’hybridation. Pourtant, l’assurance qui avait été dévolue sur les recherches d’une remplaçante à la Terre gagnait le cœur de chacun et on constata un mouvement de fraternité générale à l’égard de la sauvegarde de toute une génération. C’était sans compter une directive des hommes de Nasser. Après avoir introduit illégalement des armes lourdes, ils avaient reçu l’ordre de tirer à vue. Hommes, femmes, enfants, hybrides, soldats. Le “massacre de la renaissance” est devenu une partie de l’histoire de nos stations.
Ce n’est qu’en 2163 que la relève des Ortega, Biggs Ortega, et tout le groupe de l’Unité Hybride, des suites d’années de recherches en coopération avec les forces de l’ordre, que Jefe Nasser fut retrouvé et condamné à mort. Mais comme les choses ne sont jamais simples, lorsqu’une équipe d’intervention de la Fédération tenta d’appréhender Nasser, ce dernier se fit littéralement exploser, entraînant avec lui une bonne dizaine de soldats et de membres bénévoles de l’Unité Hybride.
Une vingtaine d'années plus tard, la leçon n’était toujours pas retenue. Les actes répréhensibles envers les hybrides sévissaient toujours mais n’avaient jamais l’ampleur des meurtres hybricides de Nasser, perpétrés par sa ligue dont le renouvellement religieux avait assagi les intentions. À présent, “Humano de Verdad” n’était qu’un groupe de religieux qui prêchait la bonne parole dans la rue et envahissait les centres commerciaux pour évoquer la fin de l’être humain et la naissance des démons. De leur côté, l’Unité Hybride était un groupe soutenu par la Fédération beaucoup plus influent qui apaisait les tensions des bas quartiers et changeait le point de vue étriqué des plus bourges.


Logo du groupe
“Hybrid Unity”