
Lore
Dans cette section, vous aurez accès au lore global du serveur. Vous pourrez ainsi découvrir son contexte principal (le lore général et le lore des espèces), ses différents systèmes qui permettent la vie dans l'espace (comme le système de naissance ou le système juridique) et les informations complémentaires à propos de chaque aspect complétant l'univers d'Origin (les stations spatiales, les grandes enseignes, etc).

Les grandes enseignes
Introduction
Avant même la naissance de l’ère spatiale, l’humanité était régie par une variété d’entreprises qu’on appelait les Hautes Instances, ou grandes enseignes. Elles étaient et sont encore le reflet des besoins sociétaux dans chaque domaine de travail et de gestion de la vie. Bien que le monopole soit désormais détenu par la Fédération, ces entreprises persistent toujours et font valoir leur nom à travers les stations. Elles sont l’éminence même d’une réponse aux besoins primaires de l’être pensant, connues à travers le système solaire et inégalées encore à ce jour. On compte dans leurs rangs 6 instances principales, appelées communément les “Immortelles” : le P.T.R.G.E, l’O.E.R.S, la Siren Corporation, Biorizon Health Industries, la FORUM Corp et la F.L.A.C.


P.T.R.G.E
Programme de Terraformation et de Recolonisation à Grande Échelle


Introduction
Parmi les hautes instances figure le P.T.R.G.E, un programme jugé révolutionnaire et prometteur dans lequel de nombreux fonds ont été investis depuis le Grand Exode. Comme son nom l’indique, son but premier était l’étude de la planète Terre dans son état actuel, afin de trouver une solution pour que l’humanité puisse un jour y retourner. Malheureusement, tout ne s’est pas déroulé comme prévu et les plans du programme ont été entièrement révisés suite à une découverte pivot.
Historique :
Fondée en 2159, le P.T.R.G.E voit le jour grâce au génie d’un homme : Gabriel Prodit. Riche concepteur et innovateur en ingénierie, il fut le premier à remettre le sujet de la Terre sur le tapis. La question d’un retour possible n’était pas simplement une utopie pour lui mais une réponse à la surpopulation. En effet, les stations spatiales servent en premier lieu de moyen de survie qui s’avéra plus qu’efficace au fil des ans. Très vite, les 100M de miraculés d’une planète effondrée approchèrent du milliard d’êtres vivants, nécessitant l’expansion constante de leur lieu de vie tout en multipliant les ressources nécessaires à leur maintien. Pas impassible quant à son discours, la Fédération prit les devants et octroya à Gabriel Prodit tout ce dont il pourrait avoir besoin dans sa conquête planétaire.
Mais pour cela, il devait trouver un moyen astucieux de pouvoir étudier les conditions de vie et les conditions atmosphériques en conflit avec l’humain et son adaptation. Avec son climat changeant, ses mutations génétiques et ses malformations biologiques, elle semblait être un véritable terrain miné. Il devait ainsi trouver une cage idéale pour expérimenter sur des sujets humains, des condamnés à mort. Une seule et unique chose le dérangeait cependant : comment faire pour qu’aucun d’entre eux ne puisse s’échapper ? Il aurait été simple de les enfermer entre quatre murs afin de les étudier soigneusement mais cela aurait pu causer des troubles psychologiques aux détenus et fausser les recherches d’évolution. Dans l’optique de construire une zone synthétique propice à la viabilité humaine, il décida de concevoir les premiers labyrinthes. L’illusion de leur faire croire à une sortie tout en les maintenant enfermés.
L’envoi des premiers détenus en guise de sujets fut très efficace. Au détriment de l’approbation populaire, ces envois continuèrent, vidant un peu plus les cellules des stations pénitentiaires. Un sentiment étrange transparaissait lorsque les habitants voyaient ces prisons flottantes se séparer de dangereux criminels, sans savoir où ils pouvaient bien aller. Cette manœuvre, d’origine ultra secrète, devenait visiblement anxiogène et poussait les plus curieux à poser trop de questions. Afin de calmer les foules et de faire taire les rumeurs, le P.T.R.G.E prit la lourde décision de “diversifier” leurs ressources, orchestrant des kidnappings sur des rebuts voire des personnes de classes inférieures.
Au regard de la loi, le P.T.R.G.E a toujours eu une conduite et des motivations admirables. Bien que les résultats obtenus étaient très loin d’être ceux escomptés, Gabriel Prodit continuait son contrat en bons termes avec la Fédération, pleine d’attentes et d’espoirs pour une œuvre aussi prometteuse. Mais cette vision idyllique changea lors de l’incident du bloc 152. Modèle standard labyrinthique de l’une des dernières lignées de son genre, le bloc 152 abritait un nombre raisonnable de sujets variés. Malheureusement, le directeur du programme fut submergé par des attaques répétées du dévoreur de bloc. Certains de ses confrères, assignés à l’administration de la zone d’étude, profitèrent de la situation critique pour faire surchauffer le cœur du réacteur d’alimentation, permettant ainsi l’évasion des sujets présents. Présentement, les sujets sont toujours en fuite et présumés morts par la Fédération. Néanmoins, leur recherche active est une mission fédérale primordiale au maintien d’un secret ayant le même impact que l’explosion du réacteur..
Après des années à composer des zones d’études avec des résultats en déclin constant, la Fédération était quasiment prête à rompre son alliance avec le P.T.R.G.E. Ce fut sans compter sur une récente découverte d’un jeune cerveau du programme : Aïdan Wolf. Il met au point une extension d’un construct de base, appliquée selon les bases de la thèse Starlight émise après la révolte artificielle de 2188, créant une simulation à but de divertissement au terme de sa conception personnelle. Jay Walters, investisseur et responsable administratif du P.T.R.G.E, fut le premier surpris de cette prouesse technologique et la mit en avant auprès du grand patron. À l’aube de l’an 2193 et après de longues délibérations, Gabriel Prodit établit, en accord avec la Fédération, le programme Star Maze, grâce auquel il exploite la technologie de la famille Wolf.


L'O.E.R.S
Organisation d'Exploration et de Réhabilitation spatiale


Introduction
Représentant ultime de l’exploration et de la colonisation, l’O.E.R.S fut le premier organisme créé pour répondre à une question : existe-t-il une planète viable autre que la Terre ? Investisseure majeure de la découverte galactique, cette organisation a pour principale vocation la survie de l’espèce humaine par delà les frontières de l’univers. Elles sont responsables de l’envoi des premières stations-type Voyager aux confins du système solaire, propageant ainsi un message d’espoir pour les stations et pour l’humanité toute entière. Qu’en est-il désormais…
Historique :
Ce n’est qu’à partir de la crise terrestre, aux alentours de 2050, que l’O.E.R.S fut établie, sous la solide directive de deux femmes : Kadita & Oprah Dierstein. Ces deux soeurs, chercheuses et génies des domaines de l’extraterrestre, du voyage et théoriciennes avancées du voyage supraluminique, allièrent à leur recherche un semblant d’espoir pour la préservation d’une espèce entière, au travers de leur frénésie d’exploration dimensionnel. En effet, si la situation dans l’espace évoluait dans le bon sens, il n’en était pas de même quant à la découverte d’un environnement tout aussi austère et vaste que leur défunte planète. Pourtant, avant le grand exode, seulement 5% des océans avaient été réellement cartographiés et visités par l’Homme.
Alors quand la race humaine dû se déployer au sein du système solaire pour subsister, les hautes instances se rendirent rapidement compte que l’espace était, à sa manière, un vaste terrain inexploré. Dans cette suite de pensées logiques, les sœurs Dierstein mirent leurs connaissances et leur statut au profit de l’astronomie. Mais pour cela, il leur manquait quelques éléments cruciaux. Tout d’abord, dans une démarche collaborative et soucieuse de la population, Kadita & Oprah exposèrent leur thèse auprès des Nations Unies. Après leur discours, les hauts dirigeants furent convaincus par leurs propos, les présentant à la Siren Corporation dans le cadre d’un partenariat.
Ensemble, ils fondèrent l’O.E.R.S, une organisation ayant deux buts idéalistes et un but concret. Leurs idéaux se basent sur l’exploration du système solaire dans son ensemble, grâce aux nombreuses données dont ils disposaient déjà depuis des siècles. Mais ils se basent également sur un objectif archaïque : le colonialisme. En effet, dans l’espoir de voir leur projet aboutir, l’espèce humaine aurait le privilège de reconstruire l’humanité sur une planète viable. Malgré de nombreuses promesses, et dans une démarche honnête, ils aspirent d’abord à une mission capitale : la sauvegarde de l’humanité. Beaucoup de questions parcouraient l’esprit des deux sœurs et de leurs collaborateurs. Comment s’y prendre pour qu’un échantillon conséquent de leur espèce puisse voyager assez loin, tout en vivant assez longtemps, dans un itinéraire assez précis, sur des données assez concrètes… Tout n’était que hypothèse, et pourtant, une idée surgit de toute cette théorie.
La Siren Corporation était connue pour avoir conçu toutes les stations recensées à ce jour. Ainsi, s’ils voulaient s’assurer que leurs aspirations deviennent réalité, il leur fallait construire une navette. Sauf qu’il ne devait pas s'agir que d'une simple navette : il leur fallait toute une station. Après l’élaboration de plans, basés sur ceux déjà existants des stations orbitales, et en y ajoutant un système de propulsion plus poussé, ils réussirent la conception des stations-type Voyager. Les prémices des premiers envois organisés par les sœurs Dierstein furent couronnées de succès.
C’était sans compter l’éminence d’un tout nouveau programme. Le P.T.R.G.E. La question de la Terre était, pour les jumelles, une chimère. Pourtant, si on se basait sur les faits, la planète mère était un objectif bien moins irréalisable que l’accessibilité d’une exoplanète, ou de ce qui pourrait s’en rapprocher. La Fédération, sans oublier l’importance de l’organisation, dirige en majeure partie les fonds qui leur étaient prévus au profit de Gabriel Prodit. Plus le temps passait, et plus le capital économique s'amoindrissait pour l’O.E.R.S. Elle ne pouvait rivaliser face à un programme novateur aussi fructueux. C’est pourquoi ils continuèrent d’opérer modérément, dans le silence d’une population qui leur tournait peu à peu le dos.


Siren Corporation
L'entreprise mère


Introduction
La Siren Corporation est l’une des plus denses et des plus prestigieuses sociétés fondée à ce jour. Issue du désir concurrentiel l’opposant à SpaceX et à la NASA, elle a su se hisser sur le devant de la scène grâce à son capital incommensurable et à ses ambitions pour le futur qui se sont par la suite concrétisées, de par la “mort” de la planète bleue : vivre dans l’espace. Encore maintenant, la Siren Corporation est un symbole d’espoir, la sauveuse de toute de la race terrestre… et sa geôlière.
Historique :
2030. La situation sur Terre est alarmante, mais pourtant bien loin de ce qu’elle sera 20 ans plus tard. Cela fait déjà des décennies que les entreprises spatiales et les groupes scientifiques en vogue cherchent de multiples moyens, en collaboration avec les politiciens des Nations Unies, pour sauver la Terre du dérèglement climatique. Le comportement défaitiste de la majorité allait mener inévitablement à l’extinction de l’espèce la plus évoluée jamais connue. C’est pour cette raison qu’un richissime entrepreneur, Sebastian Siren, frappa du poing et fonda sa propre entreprise : la Siren Corporation.
Chef des opérations, ancien membre de l’armée et désormais gérant d’une corporation, Sebastian Siren connut une expansion et un succès monstre auprès des minorités scientifiques et des populations développées. Implanté au Japon, il faisait valoir sa vision avant-gardiste de la sauvegarde de la vie telle qu’on la connaissait. D’après lui et son armada de chercheurs spécialisés, la Terre était vouée à sa perte. Son seul et unique ennemi n’était nul autre que l’Homme. Et la surpopulation mondiale n’arrangeait en rien la situation. La solution résidait ailleurs. Cet ailleurs, pour Sebastian Siren, était les étoiles.
Jusqu’ici, il ne présentait rien de novateur. Ses principaux concurrents émettent des hypothèses au sujet de la vie sur Mars ou de la colonisation lunaire depuis la conception de leurs entreprises. Or, la Siren Corporation voyait encore plus loin. La conquête de l’espace existait depuis plus d’un siècle maintenant, il fallait désormais la concrétiser. Durant 20 longues années, l’entreprise Siren élabora de toutes nouvelles technologies. Au travers de spots publicitaires et d’une mondialisation de ses aspirations, elle promettait la colonisation d’autres planètes possibles avec des plans structurés, des ressources jugées inépuisables et un nouveau souffle dans l’évolution. Mais le brio de son labeur restait tout de même la conception des stations spatiales. Elle semblait similaire en tout point à la célèbre ISS, bien que son envergure la surpasse de très loin. Lorsque la première fut dévoilée et exposée au monde, l’humanité toute entière retenait son souffle lors de son envoi hors de l’orbite terrestre.
L’an 2046 pouvait désormais être marqué d’une pierre : la première station-type Mégastropole venait d’être envoyée. En perspective de réussite, elle fut baptisée “Fortuna”, en écho à la déesse romaine de la chance. Un tas d’autres stations, plus grandes et surtout plus petites, virent le jour des suites de cette réussite sans précédent. Ainsi, beaucoup d’autres étaient prévues à l’impression et à l’envoi d’ici les 5 ans à venir. Mais le climat terrestre et son atmosphère commençaient à céder à la pression humaine, à la pollution et à tous les fléaux causés par l’empreinte humaine. Alors quand sonna le glas, en autour de 2050, une fine sélection fut triée sur le volet pour ne garder que le meilleur de l’humanité (en plus des grands fortunés.
Le Grand Exode était désormais connu comme l’événement clé d’un sauvetage in extremis qui aurait pu mal tourner. Depuis, l’évolution et l’expansion du nom Siren n’avait de cesse de prospérer. Après la mort du grand Sebastian Siren, aimé de tous, c’est sa fille qui reprit fièrement le flambeau en 2105 afin de diriger les miraculés de la Terre. Avec l’aide de privilégiés et d’éminents politiciens, Olympe Siren est devenue le nouveau symbole de la Siren Corporation, et par conséquent de la Fédération toute entière. Incontournable, cette entreprise luxuriante affichait son nom de partout. Elle était à l’origine des stations, des différentes installations spatiales, des navettes et bien d'autres. Les espèces pensantes devaient tout à la Siren Corporation, et le leur rendait, en les maintenant en vie. Mais à quel prix ?


Biorizon Health Industries
Médical Corporation


Introduction
Couvrant la totalité des domaines médicaux, pharmaceutiques et médico-protomatiques, les Industries de Santé Biorizon, ou Biorizon Health Industries, sont et seront à jamais la voie du progrès médical. Après la chute terrestre, ces industries se sont montrées être les plus compétentes et les plus savantes pour secourir la population et les aider à surmonter les défis sanitaires qu’impose la vie dans l’espace. Adaptée à toutes les espèces pensantes, son inclusivité et ses performances adaptatives lui ont rapidement valu d’être l’excellence en médecine. Pourtant, cela ne fut pas de tout repos…
Historique :
Sorti de l’ombre dans le courant des années 2050 à 2055, un groupe de médecins se réunirent sous ordre de la famille Siren afin de composer des équipes médicales équitablement réparties sur toutes les stations en activité. Leur serment d’Hippocrate se devait de primer sur leur état second face à un nouvel environnement tel que l’espace. Ainsi, parmi toute la population, les médecins confirmés, diplômés ou étudiants d’excellence servaient la cause afin de s’occuper des potentiels blessés et toute personne dans le besoin. Et c’est grâce à cette efficacité, au service de la Fédération désormais instaurée, qu’un homme se mit en avant au nom de toute la communauté des médecins terrestres : Elyon Black.
Il était de loin le plus savant, le plus adulé et le plus méritant de tous. Durant la période bénigne, il a su coordonner ses effectifs, sauver d’innombrables vies et motiver la population. Le Dr. Black avait enfin un génie, une insufflation innée en lui qui dirigeait sa pensée et ses instincts. Repérés et recrutés rapidement par Sebastian Siren, ils formèrent ensemble, et en cohésion avec le conseil d’Hippocrate, Biorizon Health Industries. Ces industries avaient pour principale vocation la formation des prochaines générations de médecins qui devront requérir l’excellence du métier. Elles se sont ensuite étendues à travers les stations comme étant le brevet déposé du médical et du pharmaceutique.
Cependant, rien n’est éternel. En 2087, Elyon Black s'éteint paisiblement. L’empire médical et les bases solides qu’il avait pu installer et structurer avant sa mort seront des piliers d’intégrité médicale jamais remis en cause… ou presque. Le progrès médical était fulgurant et prit un élan magistral après la mort du Dr. Black : ce fut l’association des nanites à la chirurgie. Une nouvelle ère vit le jour tandis que la technologie, maintenant associée pleinement à la médecine, changeait du tout au tout les parcours classiques et les possibilités établies par leurs prédécesseurs. Affublés de préoccupations évolutives et novatrices, le conseil d’Hippocrate passa 30 longues années sans aucun représentant pour leurs industries.
L’entendement entre le conseil et les corps médicaux des différentes stations se voulait paisible. Ils prennent des décisions démocratiquement, en accord avec les lois fédérales, et participent à l’effort progressif. Pourtant, après 30 années de bons et loyaux services, le conseil d’Hippocrate fut évincé. Le choc fut total pour l’entièreté de la population qui ne comprenait pas ce choix cruel et brutal. En réalité, ces arrestations furent bénéfiques. Depuis toutes ces années, des fuites de cargaisons médicamenteuses ainsi que de nombreuses Astrofactures destinées à l’approvisionnement médico-protomatique avaient été détournées vers des groupes clandestins dits “pro-terra”, en faveur d’un retour immédiat sur leur planète natale. Cette période, de 2088 à 2128, sera connue dans l’histoire comme “le trentenaire d’imposture”.
Depuis cet affront et ce mensonge monumental, les industries Biorizon étaient entièrement bridées et co-dirigées par la Fédération elle-même, filmée et contrôlée en permanence. En coopération avec la F.L.A.C, les hôpitaux et pharmacies étaient souvent soumis à des patrouilles ou à des fouilles routinières. Mais puisque les forces armées aidaient pour beaucoup à la mise en place d’un périmètre sécurisé, il fut du choix d’Olympe Siren d'élire un nouveau représentant pour ses industries. De manière assez ironique, sa nouvelle représentante se nommait Laïka, une protomate fédérale baptisée en l’honneur du premier être vivant envoyé dans l’espace. Depuis sa prise de fonction, Biorizon Health Industries fonctionnait à merveille. Malgré la pression sentinelle parfois étouffante, la communion de la technologie et du vivant était parfaitement maîtrisée.


FORUM Corp
L'industrie spatiale


Introduction
Titre notoire des “Immortelles”, la FORUM Corp représente l’essor de la société et de l’industrie spatiale. Gestionnaire majeure, cette entreprise régit chaque usine primaire, de la conception médicale à la fabrication de vêtement. Elle est l’alliance parfaite de multiples savoirs faire qui ont su prendre le dessus sur l’essence même de la manutention. Bien que sa constitution soit le fruit d’une union riche, leur offre n’a pas toujours eu le succès escompté. Malgré tout, la FORUM Corp est incontournable et continue son développement perpétuel.
Historique :
Des années après le grand exode, la question de la gestion des ressources, qu’elle soit humaine ou matérielle, a été d’une complexité sans pareille. Fort heureusement, la sauvegarde du brio de l’humanité permit à cette adaptation majeure de connaître une stabilité rapide. Une famille d’illustres aristocrates et investisseurs japonais, les Fujiwara, s'attellent déjà au sujet d’un renouveau industriel. Selon eux, un avenir prometteur et luxuriant s’offre à eux. Les ressources et les exploitations possibles dans un terrain de jeu tel que le système solaire étaient, d’après les Fujiwara, une véritable mine d’or. Sous la direction du pouvoir en place, les entreprises Fujiwara débutèrent, à partir de 2058, leur grande expansion industrielle, en se greffant au quotidien brumeux et obtu des stations civiles.
Face à la croissance sans précédent des quartiers industriels qui gagnaient en superficie, des crises résidentielles éclatèrent dans les stations les plus pauvres et les plus piétinées par cet ultra développement. C’est ici que la famille Owada, d’anciens politiciens et juristes chinois, entre en jeu. Recrutés par la famille Fujiwara dans la défense de leurs procédures, les Owada s’avèrent d’une aide précieuse et de connaissances très utiles dans l’établissement de contrats solides et de promesses juridiques. 2064 marque la première alliance entre les Fujiwara et les Owada qui consolident ainsi une puissante collaboration entre la nécessité industrielle et la liberté politique. Malheureusement, tous ne voyaient pas en cette union une utopie. La première sceptique fut la famille Rhodes.
Les Rhodes étaient bien placés pour savoir de quoi ils parlaient. De nombreuses fois interrogée lors de conférences au sujet de l’environnement, cette famille grecque était connue sur Terre pour être l’innovation incarnée du photovoltaïque et de l’énergie durable. Il en va de soi qu’après la chute terrestre, peu de gens croyaient encore en l’importance des énergies renouvelables et naturelles. Mais pas la famille Rhodes. Elle défendait avec ferveur la primordialité d’utiliser l’énergie solaire à bon escient tout en favorisant le développement de nouvelles sources énergétiques contrôlées. Toutes ces paroles ne passèrent pas inaperçu auprès des Fujiwara qui avaient désespérément besoin de visibilité au terme environnemental et d’un coup de pouce miraculeux pour sauver leur empreinte. Ainsi, les deux familles d’industriels entamèrent des négociations pour arranger un pacte de coopération dans le développement de nouvelles infrastructures dédiées à la manufacture et à l’importation des produits, en partenariat avec les services de la Siren Corporation. Ce n’est qu’à partir de 2075 qu’un accord à l’amiable fut trouvé, permettant un nouveau départ pour les entreprises Fujiwara.
Quelques années après cet accord, des nouvelles cinglantes revinrent aux oreilles du trio industriel qui se pensait inarrêtable. Deux noms bien connus sur Terre refirent surface pour mener à bien un partenariat dans l’optique de faire concurrence aux entreprises Fujiwara. Leurs concurrents : la famille Urenga, descendant de la tribu des Malinkés et chercheurs prospères en conception automobile, réorientés vers l’astronautique, et la famille Martell, de prestigieux capitalistes américains dont l’opulence s’étendait sur tout le globe grâce à leurs innovations technologiques et leur travail coopératif avec l’intelligence artificielle. À eux seuls, ils constituèrent le groupe Urma. Leur but ultime était de détrôner les entreprises Fujiwara afin de prendre le monopole de l’industrie spatiale et stationnaire, plus précisément avoir le dessus technologique. Le groupe Urma mettait en avant l’importance capitale et l’utilisation banalisée des technologies dans la vie de tous les jours, touchant un nombre important d’adeptes au sein de la population. Leur campagne inclusive envers les hybrides constituait un atout de vente majeur qui semblait attirer toujours plus de partisans à leur groupe en plein essor.
Face à cette débâcle concurrentielle, le trio d’industriels réagirent efficacement. Leur campagne, basée sur de nombreux aspects de celle du groupe Urma, faisait deux fois plus de bruit, attirant les quelques acheteurs égarés hors des filets de leurs opposants. La guerre pour le monopole avait été déclarée et il semblait que le groupe Urma s’en mordait déjà les doigts. Ainsi, dans une démarche toute aussi capitaliste et pacifiste, en révisant un bon nombre de leurs atouts et en mettant en avant l’ajout de leur contribution à leurs entreprises, le groupe Urma proposa une fusion de leurs deux unions pour n’en former qu’une. C’est donc en 2097, que les familles Fujiwara, Owada, Rhodes, Urtenga et Martell signèrent l’ultime traité de ralliement. Cette année, décrite comme “l’année de la coalition”, marquait la naissance de la FORUM Corp, une hyperpuissance industrielle qui avait déjà mis au point des domaines variés d’usinage responsable au sein d’Astrofactures, des stations dédiées à l’industrie intensive. Suivie de près par la Fédération, elle était l’un des atouts majeurs du pouvoir. C’est d’ailleurs pourquoi la FORUM Corp est l’une des corporations les plus sujettes aux actes terroristes et aux tentatives de corruption.


F.L.A.C
Federal Legion Army Corporation


Introduction
“Vivat Foederatio” est la devise de la F.L.A.C. Mur porteur de la sécurité et du respect des conventions fédérales, l’armée légionnaire fédérale agit comme un rempart face à la criminalité. Elle est non seulement la force primaire dans l’application des lois de la Fédération, mais elle est également son nerf central, accueillant et propageant les informations qui doivent être entendues et parfois retenues. La F.L.A.C agit comme une police tout terrain, surveillant et protégeant les espèces pensantes au péril de leur vie… même si les coulisses de cette institution restent sombres.
Historique :
La sécurité a toujours fait partie des besoins naturels de l’Homme. Il semblait donc essentiel aux survivants de l’espèce humaine de trouver un moyen à ce que leur prospérité soit protégée dans son intégralité. Aussitôt la Fédération fut mise au pouvoir que les recrutements policiers et militaires suivaient la cadence. Mais il ne fallait pas uniquement se concentrer sur ces éléments : la milice politique, la sécurité pénitentiaire, les agents fédéraux, les services civiques… L’omniprésence des forces de l’ordre était telle sur Terre qu’il était impératif qu’elle le soit en tout point sur les stations. Heureusement, pour épauler la famille Siren, une femme sortit des rangs pour s’élever afin de montrer la voie à toute une génération : Constantina Zheleznaruka. Issue de l’ancienne grande armée russe, le commandant Zheleznaruka était un élément central dans l’accomplissement de querelles eurasiennes ainsi que dans le maintien des prédications de l’armée russe.
La vision de Constantina ne faisait pas l’unanimité auprès des populations américaines et européennes. En effet, l’armée russe, vers ses derniers instants, était réputée pour sa cruauté sans pareille, son tri actif des “fléaux” humains et la férocité de son déploiement stratégique. D’après le commandant, l’armée et l'État doivent cohabiter. Seulement, dans un cas bien précis comme celui-ci, il n’existait plus aucune frontières, hormis celles bâties par l’Homme pour se protéger. Mais ces frontières étaient faites pour nous rassembler tous, sous une même instance. Alors quand le temps des veillées fut révolu, après 2055, la Fédération créa l’une des premières corporations : la F.L.A.C. Basée intégralement sur le modèle de l’armée légionnaire romaine, elle était l’inspiration cosmopolite de l’armée russe, chinoise, américaine, française et des modèles militaires antiques.
Désormais, la F.L.A.C jouait un rôle crucial dans le développement de la société. Elle devait être partout à la fois, organisée et répartie aux quatre coins du système solaire. Pour ce faire, la confiance qu’octroyait la famille Siren au commandant Zheleznaruka était presque aveugle. Et quoi qu’on puisse en dire, Constantina œuvrait au développement des forces de l’ordre, des différentes hiérarchies avec l’aide de ses subalternes et servit grandement à l’élaboration des institutions de surveillance, de patrouille et de douane. Ce revirement de situation favorise la paix, la stabilité et faisait notamment monter la côte du commandant auprès des politiciens et du peuple. Une chose que les têtes pensantes de la Fédération voyaient d’un mauvais œil.
2090. Constantina Zheleznaruka est retrouvée morte, assassinée dans ses appartements à l’aube d’une nouvelle année. Les circonstances de sa mort restent évasives. La population sait que cette mort peut mettre en péril le maintien de l’ordre. Sebastian Siren décréta qu’il serait mieux pour le peuple que la F.L.A.C soit entièrement dirigée par les fédéraux eux-mêmes. Disparité du pouvoir, pas de risque zéro… Les bénéfices de cette manœuvre ravivent l’espoir. Mais durant la période entre le rétablissement des forces armées et le prononcé du décret Zheleznaruka, le taux de criminalité grimpa en flèche. Pègres, groupes rebelles, groupes extrémistes, pros-terra : une vague de délinquance submergeait les stations… mais elle ne dura que peu de temps.
En 2160, 1 an après l’établissement du P.T.R.G.E, l’ère du secret était à son paroxysme. Les agents fédéraux et les services secrets accrédités s’occupaient du “ménage” dans l’ombre endormie des habitants des stations. Sous le joug d’Olympe Siren, la F.L.A.C est devenue redoutable et redoutée. Si les archives concernant le commandant Zheleznaruka faisait l’épitaphe d’une femme de guerre impitoyable, Olympe, sous ses attraits angéliques, était LA femme puissante par excellence. Ses coordinateurs à travers le système solaire faisaient régner la loi comme personne. Le but principal de la F.L.A.C était d’assagir la vague criminelle qui s’était élevée depuis la mort de Constantina. Cela n’allait pas être une mince affaire, mais l’on pouvait compter sur l’aide précieuse des sentinels.
